Les différents types d’indicateurs

Il existe de multiples familles d’indicateurs, générant souvent confusion : un même indicateur pouvant appartenir à diverses familles en fonction du mode d’utilisation ou de classification.

Nous vous proposons ci-dessous différentes possibilités de classification, tout d’abord, de manière basique, sur base de temporalité :

I. Catégoriser les indicateurs en fonction de la chronologie du projet

  1. Situation initiale

Indicateurs de contexte : des variables sociales, démographiques, politiques, culturelles,  environnementales, légales, qui permettent d’appréhender un contexte, un territoire, une situation

Même famille : indicateurs de situation

2. Mise en oeuvre

Indicateurs de processus : appréciation de la mise en œuvre. Un des objets sera de détecter un décalage éventuel entre l’ingénierie d’action anticipée (ce que nous avions prévu) et les mécanismes réels émergeants de la mise en application (ce qui se déroule comme prévu).

Même famille : indicateurs d’activité, de suivi,

Les indicateurs de réalisations directes constituent le point de bascule entre indicateurs de processus et indicateurs d’effets.

3. Effets à court, moyen et long terme

Cette famille comprend notamment :

  • Indicateurs de résultats : les produits de l’action, apprécier les avancées en fonction de la cible qui avait été visée
  • Indicateurs d’effets ou d’impact : englobent les conséquences dans leur ensemble, peu importe le lien aux objectifs de départ : effets prévus ou imprévus, positifs ou négatifs, directs ou indirects…

Même famille : indicateurs de résultats intermédiaires, indicateurs de rendement

Les différents types d'indicateurs
Les différents types d’indicateurs

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II. Catégoriser les indicateurs en fonction de notre point de vue : usager ou opérateur

Un deuxième type de classification peut s’opérer en fonction de notre rapport au projet.

  • Les indicateurs externes : les données émanent des usagers afin de mesurer les résultats ou les effets d’une intervention

    ➡ % de foyers respectant les nouvelles consignes de tri sélectif
  • Les indicateurs internes : permettent d’analyser si une organisation est en phase avec ces valeurs, son savoir-faire, sa légitimité, sa raison d’être. Est-ce que les valeurs et principes de fonctionnement affichés à l’extérieur sont réellement appliqués en interne ?

    ➡ L’écart de rémunération femmes-hommes au sein du Ministère

Si les indicateurs externes, qui renseignent l’action, foisonnent, il est beaucoup plus rare de pouvoir visualiser des jeux d’indicateurs internes. Parfois confidentiels, ils sont souvent tout simplement inexistants.

III. Catégoriser les indicateurs en fonction des critères transversaux

Enfin, en correspondance avec les critères transversaux, une 3ème possibilité de classification pourra regrouper les indicateurs environnementaux, les indicateurs sociaux et les indicateurs de genre.

Les proxys

Ou encore indicateurs indirects ou indicateurs approchés. Ceux-ci sont utiles lorsque le sujet que nous souhaitons éclairer ne se laisse pas facilement approcher. Des mesures indirectes seront alors recherchées pour compenser le manque d’information. Une forte corrélation sera recherchée entre les données issues du proxy et la variable que l’on cherche à estimer.  

Un même indicateur, par exemple, l’écart de rémunération femmes-hommes peut ainsi être exploité comme :

– indicateur de résultat (progression en terme d’égalité de rémunération)
– indicateur interne (respect de la politique de genre)
– indicateur transversal (genre)

Si les données sur l’écart de rémunération n’est pas disponible, un proxy pourrait-être le taux de parité parmi les fonctions d’encadrement.