Principes directeurs et cadre déontologique

La pratique évaluative s’inscrit dans un ensemble de principes directeurs et le cadre déontologique suivant :

  • utilité

Toute dynamique d’évaluation a pour ultime objet son utilité.

Normes et règles d’évaluation – UNEG – Norme 2
  • pluralité

L’ensemble des points de vue a-t-il été considéré ?

  • impartialité et intégrité

Existe-t-il des conflits d’intérêts qui pourraient remettre en cause l’impartialité de l’évaluateur ? Par exemple lorsqu’il existe un lien de prestataire/une relation commerciale entre le commanditaire et l’équipe d’évaluation, comment garantir la neutralité et l’indépendance des auteurs de l’évaluation ?

  • transparence

L’intégralité du processus d’évaluation a-t-il été mené de manière transparente ? La diffusion de l’appel d’offre ? Le choix de l’équipe d’évaluation ? L’approche méthodologique ? La diffusion des recommandations ? S’agit-il d’un processus libre et ouvert ?

  • les compétences de l’évaluateur

L’évaluateur possède-t-il les qualifications pour la tâche qui lui a été confié ? Au -delà des compétences spécifiques en suivi et évaluation, une expertise technique sectorielle est-elle requise ?

  • la réciprocité

C’est à dire le regard de l’évalué sur l’évaluateur. Quel droit de réponse pour l’équipe en charge du projet, programme ou mesure évaluée ? Tout comme dans les ressources humaines, une évaluation doit être à double sens : le regard de l’encadrant sur l’encadré mais aussi l’appréciation de l’encadrement le long de la chaine hiérarchique.

  • l’implication des parties prenantes

Au-delà d’avoir considéré l’ensemble des points de vue (pluralité), jusqu’à quel point les usagers ont-ils participé et contribué à la conception du système de suivi et évaluation ?