Carnet de bord ou journal de bord

Le carnet de bord va permettre de conserver une trace de l’expérience : individuelle (une mission, une prise de poste,…) comme collective (un projet, un programme, une intervention,…). Ce regard en temps réel sur l’action peut être totalement ouvert (et donc faire émerger ce qui compte) ou prédéterminé pour engager et appuyer la réflexion sur un angle particulier. Il se transforme alors en carnet d’enquête. Il peut également prendre une forme artistique : croquis, schéma, esquisses, photographies (voir par exemple la méthode photovoice).

Dans tous les cas, le rédacteur va exposer sa prise de risque, ses incertitudes, ses faiblesses, sa stratégie, ses choix. A posteriori, le carnet de bord permettra de retracer les options et prises de décisions en fonction du contexte initial.

Carnet de bord du Saint-Michel III, Jules Vernes, 1876-1885. Dans son carnet de bord, Jules Vernes va laisser une trace de ses destinations, de ses compagnons de route, des conditions météo, de ses dépenses, des navires qu’il croise…

Le journal de bord se distingue de la simple observation, en ce sens où celui-ci expose non pas uniquement ce qui est visible et observable mais également les coulisses ou les entrailles du projet. Vécu de l’intérieur, au jour le jour. Les appuis, les élans, les incompréhensions, les délais, les revers, les « glissements de terrain » se matérialisent et se documentent.

Pour aller plus loin :

Date de première diffusion : 2023