Référentiel de compétences

Le référentiel de compétences centralise sur un seul document l’ensemble des compétences nécessaires à une pratique professionnelle. Celui-ci s’organise généralement entre connaissances fondamentales (théorie), compétences techniques (mise en en application) et posture professionnelle (savoir-être, déontologie,…)

Le référentiel de compétences aura pour avantage premier d’uniformiser les termes et les concepts : envisager un langage commun pour une même pratique.

Au coeur du référentiel et en amont de la présentation des compétences se trouve un exposé du contexte professionnel : 

  • l’objet : par exemple l’intérêt général ou l’utilité sociale
  • le cadre éthique et déontologique de la profession
  • les normes et principes de la profession
  • le cadre institutionnel dans lequel s’insère la profession 

Enfin, ce qui constitue un environnement favorable ou défavorable à la profession, au-delà du périmètre métier. Les contextes dans lesquels même si l’ensemble des compétences sont réunies, l’objet demeure inatteignable : situation de corruption, de conflits d’intérêt, de management toxique,…

Le périmètre d’usage du référentiel de compétences est large :

  • étudiants : afin de s’immerger dans le concret d’une profession
  • organismes de formation : afin de mettre en place un mécanisme de certification basé sur les compétences
  • recrutement et suivi de carrière : afin de s’appuyer sur des compétences strictement délimitées
  • professionnels : afin de comparer ses propres pratiques à celles du référentiel
  • usagers : afin de comprendre les prestations proposées et leurs mises en application 

Les enjeux 

La gouvernance du référentiel 

Quel est le parcours du référentiel avant d’être validé ? Quelles seront les modalités de prise de décision ?

La co-construction du référentiel 

S’assurer d’une participation large de professionnels dans l’élaboration du référentiel afin de représenter les différentes pratiques. Diverses parties prenantes seront mobilisées : expertises croisées, formation initiale et continue, référents, techniciens, entreprises clés du secteurs et indépendants…

Les paliers de compétences

Les compétences peuvent être présentées de manière binaire (acquise/non acquise) dans un premier temps mais l’utilisation du référentiel dans la durée permettra de visualiser les parcours de montée en compétences. Par exemple : débutant, intermédiaire, confirmé.

La montée en compétences

Une collaboration entre professionnels et organismes de formation permettent de mieux flécher les parcours et orienter les professionnels vers des compétences plus fines et répondant à leur niveau d’expertise. Le plan de développement des compétences, la cartographie des compétences et les référentiels de compétences sont ainsi des documents à travailler en symbiose et en complémentarité, dans le cadre de la politique RH comme du Système de Suivi et Evaluation.

La matérialisation des tâches et des compétences

Les compétences sont souvent déclinées de manière large et abstraite. Les retours d’expérience de l’utilisation du référentiel par les professionnels permettent d’illustrer chaque compétence par des tâches concrètes. Cela permet par la suite de formaliser des parcours en reliant compétences, tâches et contribution à l’objectif.

L’actualisation du référentiel 

La mise à jour du référentiel permet de s’interroger sur les compétences socles de la profession et celles qui sont amenées à évoluer. Cela permet une réflexion sur les pratiques et le cadre de pratique, à intégrer au sein de la gouvernance du référentiel. La périodicité d’actualisation peut être prédéterminée, par exemple la réunion d’un groupe de travail chaque trimestre pour une présentation des évolutions chaque année. 

L’innovation 

Le référentiel ne présente pas un cadre fermé mais au contraire une visualisation des pratiques à un temps t. Le référentiel présente les compétences actuellement « en chantier », où les évolutions sont majeures mais les retours d’expérience encore indisponibles, afin d’indiquer les compétences naissantes et les pratiques à surveiller. 

L’amalgame de compétences

La complexification des métiers et des pratiques fait qu’il n’est pas forcément envisageable d’exiger d’un professionnel la maitrise de l’ensemble des compétences du référentiel. Plutôt, le référentiel servira d’outil afin de composer au mieux les équipes en fonction des compétences individuelles et de la complémentarité des membres d’équipe.


Date de diffusion : 2023