Notes de lecture

Cette fiche opérationnelles’adresse aux collectivités, associations et établissements qui mènent des actions d’information et de sensibilisation aux risques majeurs, naturels ou technologiques. Elle présente trois outils centrés sur les effets : le retour à chaud ; le questionnaire a posteriori, administré de un à six mois après l’action ; et l’enquête ante-post, qui compare les réponses d’un même panel avant et après. Trois cas illustrent leur mise en œuvre : une exposition et une balade sensible sur les feux de forêt au domaine d’Hostens (Gironde) ; Sain et sauf ?, expérience théâtrale immersive sur les séismes et les inondations dans les Alpes ; et l’évaluation des DICRIM conduite par l’IRM a à Allevard et Pont-de-Claix.

La fiche invite à aller au-delà de la fréquentation et de la satisfaction pour apprécier l’évolution des représentations et l’adoption des réflexes de sauvegarde. Les résultats des cas présentés restent toutefois largement déclaratifs, ce qui rappelle la difficulté de mesurer des changements de comportement effectifs. Méthodes et outils

Ce rapport de synthèse retrace sept mois d’expérimentation terrain menée entre mai et novembre 2025 auprès de neuf Espaces Conseil France Rénov’ (ECFR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L’étude teste l’intégration de l’outil d’IA métier kelvin° dans le quotidien des conseillers, en couplant ces essais opérationnels avec 20 heures de travail collectif, des formations prospectives à l’horizon 2030 et des entretiens d’experts. Rénovation énergétique

Ce septième rapport annuel évalue l’action climatique de la France en 2024 et au printemps 2025, alors que 2024 est la première année à dépasser 1,5 °C de réchauffement mondial par rapport à l’ère préindustrielle. Analysant les émissions secteur par secteur, il dresse un constat contrasté : le deuxième budget carbone (2019-2023) est respecté pour les émissions brutes, mais la baisse ralentit nettement en 2024 (-1,8 % selon l’estimation alors disponible), un rythme incompatible avec la neutralité carbone en 2050. Pour tenir l’objectif 2030, il faudrait le doubler. Le rapport alerte sur la fragilité des baisses récentes : environ 70 % de la réduction de 2024 relève de facteurs conjoncturels (hiver doux, redémarrage de réacteurs nucléaires) plutôt que structurels. Il pointe aussi un affaiblissement du pilotage, illustré par le retard de la SNBC 3 et de la PPE 3, la dégradation du puits de carbone forestier et un plan d’adaptation encore en décalage avec les vulnérabilités. Politique climatique

Regions and cities shaping the European Green Deal 2.0, Comité européen des régions (CdR), mai 2024

Ce rapport prospectif du Comité européen des régions synthétise 78 avis et consultations territoriales pour dresser le bilan du Pacte vert. En rappelant que les collectivités exécutent 70 % des mesures d’atténuation et 90 % des politiques d’adaptation, l’ouvrage met en évidence l’impasse d’un pilotage européen jugé trop centralisé et déconnecté des réalités locales. En lissant les termes institutionnels, le document traduit une revendication politique et financière : face au risque d’un rejet social des normes environnementales et au tarissement des fonds de relance, ce « Green Deal 2.0 » réclame une décentralisation des arbitrages (guichets uniques régionaux, accès direct aux crédits européens) et l’instauration d’un principe d’impunité territoriale (« ne pas nuire à la cohésion »). Politique européenne

Ce rapport restitue une consultation menée en 2023 auprès du réseau des hubs régionaux du Comité européen des régions. Elle porte sur la mise en œuvre du Pacte vert à l’échelle locale et régionale, en fin de mandature et avant la révision du règlement sur la gouvernance de l’union de l’énergie. Le questionnaire compte 89 questions, analysées avec l’appui du Centre commun de recherche (JRC). Il couvre le cadre général et huit secteurs, de l’adaptation au changement climatique à l’économie circulaire. Vingt collectivités de dix États membres y ont répondu. Le constat : les villes et les régions sont souvent plus ambitieuses que leur cadre national dans l’énergie, les bâtiments et les déchets. Elles sont pourtant freinées par le manque de financement et de personnel qualifié, ainsi que par l’instabilité réglementaire. Politique climatique

Cahier illustré de 20 pages consacré au bâti d’avant 1948, appuyé sur un cas réel : la réhabilitation d’une longère communale à Lurais (Indre), chantier 2017-2018. Son principe directeur est la gestion de l’eau : protéger le bâti de l’eau extérieure sans bloquer sa circulation, d’où le rejet des matériaux non perméants (dalles béton, polystyrènes, enduits ciment) au profit d’enduits et d’isolants biosourcés. Sur le cas de Lurais, la consommation passe de 489 à 68 kWhEP/m².an et les émissions de 38 à 3 kgeqCO2/m².an. Bâti ancien

Ce rapport propose une méthode pour rénover les 16 millions de logements d’avant 1975 et ramener leur consommation de chauffage de 322 à 50 kWh d’énergie primaire par m² et par an. Son parti pris : viser cette moyenne à l’échelle du parc plutôt que logement par logement. Les mêmes travaux appliqués partout donnent entre 20 et 80 kWh selon le climat et le bâtiment, pour une moyenne nationale de 50. De plus de 6 000 simulations, les auteurs tirent treize combinaisons de travaux prêtes à l’emploi, que l’artisan applique intégralement, sans calcul.

L’intérêt du document n’est pas dans ses tableaux, calés sur des aides qui n’existent plus, mais dans les questions qu’il pose dès 2015 et que la politique de rénovation a tranchées depuis, parfois en sens inverse : imposer des moyens vérifiables ou une performance mesurée, financer des gestes isolés ou des rénovations complètes, et que faire reposer sur un DPE que le rapport juge lui-même approximatif. Rénovation énergétique

Rapport d’une recherche menée de 2008 à 2010 sur deux territoires, l’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz et le Pays d’Issoire. Il propose une analyse en coût global élargi, le modèle SEC, pour déterminer un optimum technico-économique par typologie de logement plutôt que d’appliquer des bouquets de travaux définis à l’avance. Sur l’agglomération basque, le gisement technique est estimé à 36,8 % de la consommation finale du résidentiel, pour 476 millions d’euros d’investissement générant 17 millions d’euros d’économies annuelles, soit des temps de retour dépassant 30 ans en moyenne.

L’apport du rapport tient à une distinction que la politique publique n’a jamais vraiment reprise : le gisement techniquement réalisable n’est pas le gisement économiquement et socialement acceptable. Sans subvention de l’ordre de 40 % en moyenne, la rénovation dégrade le budget des ménages au lieu de l’alléger. Le rapport documente aussi un écart majeur entre calcul et factures, 308 kWh/m².an annoncés contre 140 relevés sur dix maisons, avec cette conséquence : un temps de retour réel de 30 ans là où le calcul en promet 10. Rénovation énergétique

Le projet architectural durable négocié : pratiques, compétences, valeurs, Laboratoire Espaces Travail (LET, ENSA Paris-La Villette), Christophe Camus (resp. scient.), Béatrice Durand, Michael Fenker, Isabelle Grudet et Bendicht Weber, pour le PUCA, novembre 2010

Rapport d’une recherche menée pour le Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA) sur la manière dont l’impératif d’éco-responsabilité réorganise les modèles, compétences et pratiques des acteurs du bâtiment vers une logique de projet négocié. La méthode combine l’observation approfondie de deux opérations d’aménagement à programmes mixtes (la reconversion de la friche industrielle de Lyon Confluence, îlot A, et le renouvellement urbain du quartier des Brichères à Auxerre) avec l’analyse du dépouillement de six revues de la presse professionnelle d’architecture (AMC, d’architectures, Architecture Intérieure Créé, Techniques & Architecture, L’Architecture d’Aujourd’hui, EcologiK) sur la période 2000 à 2009.

L’apport du rapport réside dans sa démonstration que le développement durable ne produit pas de méthode de conception rationnelle unique, mais accentue la multipolarité et les négociations au sein des systèmes d’acteurs. Il décrypte la reconfiguration des rapports de force interprofessionnels (notamment entre architectes, ingénieurs et assistants à maîtrise d’ouvrage HQE), la controverse autour de la normativité du label HQE, ainsi que le maintien des habitants dans un rôle passif ou marginalisé lors de la conception. Le document permet de comparer un agencement très structuré et spécialisé (Lyon) à un système souple et incrémental guidé par le paysage (Auxerre). Architecture et urbanisme Rapport final d’une recherche portant sur deux projets architecturaux durables (Lyon Confluence et Auxerre Les Brichères) étudiés sur la période 2001-2009, croisée avec l’analyse de six publications professionnelles de 2000 à 2009. La méthode s’appuie sur une approche constructiviste et 21 entretiens semi-directifs. L’opération d’Auxerre implique la démolition de 147 logements et la construction de 300 logements. Le projet de l’îlot A à Lyon porte sur une surface SHON de 18 600 mètres carrés. Projet architectural