Nouveautés

Evaluations embarquées

Mobilité urbaine et participation citoyenne

Le centre de ressources EVAL a réalisé en 2024 l’évaluation finale du projet AUTREMENT, dont l’objet est de promouvoir un développement urbain durable autour de deux axes : le développement de modes de mobilités douces par la mise en place d’aménagements urbains dédiés, le renforcement de la participation citoyenne dans la gouvernance locale.

En complément de l’exercice d’évaluation externe, contractuel, il a été proposé de constituer un groupe d’utilisateurs et d’utilisatrices de l’évaluation, c’est à dire d’identifier des responsables de projets/programmes sur des thématiques similaires, susceptibles d’utiliser les leçons apprises sur le projet Autrement, afin de les insuffler dans l’écriture de leur propres projets/programmes.

Les leçons apprises ne sont pas spécifiques au secteur de la mobilité douce et concernent avant tout l’intégration adéquate du suivi évaluation dans le cycle de projet. Egalement, une page internet a été créée sur ce site afin d’héberger les principales productions du projet Autrement et conserver les ressources d’intérêt pour tout programme en lien avec la mobilité active ou la participation citoyenne. Voir ci-dessous :

Ressources : projet Autrement

Déception, désillusion et malaise dans le secteur de l’aide au développement : invitation à une conversation

Ce rassemblement a eu lieu lors de la conférence Australasian AID 2023, malheureusement sans laisser de traces consultables. Les questions cependant demeurent.

Invitation to a conversation : what would it look like if we acted our discomfort about international development ?

Vous demandez-vous parfois à quoi ressemblerait le développement international s’il était véritablement équitable, juste et sincère ? Ce qu’il se passerait si nous agissions délibérément sur ce malaise concernant le secteur du développement ? N’hésitez pas à partager avec celles et ceux qui s’intéressent à ces questions et aimeraient être impliqués. En fonction de l’interêt d’un premier évènement en décembre 2023 en marge de la conférence Australasian AID, un rassemblement en ligne pourrait avoir lieu en 2024 avec un nombre plus important de participants.

Déception, désillusion et malaise dans le secteur de l'aide au développement : invitation à une conversation

What would it look like if we acted our discomfort about international development

Voir également : approches critiques de l’aide au développement

Evaluation embarquée

Le centre de ressources EVAL a été retenu pour mener l’évaluation externe finale du projet AUTREMENT (Aménagement Urbain du Territoire pour REinventer les Mobilités et ENgager les Tunisiens) sur les villes de Kairouan et Madhia.

Nous souhaitons faire monter à bord des utilisateurs potentiels de cette évaluation : tout acteur intéressé par les questions de mobilité durable ou de participation citoyenne, particulièrement si vous êtes en phase de montage de projet similaire.

L’engagement souhaité est le suivant :

  • prendre connaissance du projet dans ses grandes lignes et faire remonter vos questions
  • une fois la phase de terrain achevée, réagir aux premières recommandations

Quelques échanges en visio seront proposés. L’idée est de faire vivre le groupe au delà de l’évaluation dans une dynamique de communauté de pratique.

Pour plus de détail ou manifester votre intérêt, voir ici.

Pour aller plus loin :
  • Ressources et retour d’expérience sur un projet d’urbanisme tactique, d’encouragement des mobilités douces à travers une participation citoyenne : le projet Autrement

Veille

Une salle d’attente pour des initiatives en cours :

Appel à articles

L’appel à projet : un instrument d’action publique

Les appels à projets sont devenus omniprésents. Pour mieux cerner ce qu’est cet instrument d’action publique, d’où il vient, comment il s’est diffusé, avec quels effets sur l’action publique, etc. Simon Cottin Marx, Gilles Jeannot et Renaud Epstein lancent un appel à articles à destination de la communauté scientifiques (sciences sociales, droit, économie, etc.). L’objectif étant de sortir un numéro de la revue française d’administration publique à la fin 2025.

Voir ici

Séminaire « design, territoires et politiques publiques »

Le séminaire s’intéressera à la fabrication des politiques publiques destinées aux territoires. Depuis des années, alors que nous intervenons sur les territoires, quelle que soit leurs tailles ou natures (communes, EPCI, régions ou départements, campagnes, périurbain), une grande partie des réponses et des solutions identifiables pour répondre aux problématiques des collectivités qui font intervenir des designers, se situent ailleurs.

Chaire transformation de l’action publique – Sciences Po Lyon

Conformité vs créativité : l’éthique comme levier d’innovation

Dans le déploiement de projets, les organisations font face à une injonction contradictoire : innover pour maximiser les effets positifs, tout en multipliant le reporting pour garantir la conformité. Une sur-administration qui finit par paralyser l’action.

Le « théâtre de la conformité »

L’excès de contrôle transforme les systèmes de Suivi Évaluation en outils d’audit. Tétanisées par le risque de non-conformité, les équipes opérationnelles s’adaptent et produisent une conformité de façade.

On lisse les données, on masque les échecs et on coche les cases pour satisfaire les bailleurs ou la direction. Ce « théâtre de la conformité », souvent toléré tacitement par les institutions tant que les indicateurs sont au vert, protège la bureaucratie en apparence, mais tue l’adaptablité et draine les ressources. L’objectif n’est plus d’être efficace sur le terrain, mais d’être conforme sur le papier.

De la preuve administrative à la garantie d’éthique

La véritable maîtrise des risques ne se trouve pas dans le micro-management ou dans la multiplication des fichiers Excel. Elle réside en amont, dans la garantie d’éthique.

Il est impératif d’opérer un changement de paradigme :

  • La conformité purement administrative repose sur la suspicion. Elle génère du contrôle, de la peur de l’échec et, in fine, un contournement du système.
  • La garantie d’éthique repose sur une gouvernance saine, des valeurs partagées et une intégrité ancrée dans la culture de l’organisation. Elle génère de la confiance.

L’éthique, prérequis à la créativité

Loin d’être l’ennemie de l’innovation, l’éthique en est le socle. Lorsqu’un partenariat s’appuie sur une garantie d’éthique solide, le besoin de contrôle permanent diminue.

Ce filet de sécurité moral et cette confiance retrouvée redonnent aux équipes un élément clé de la réussite : le droit à l’erreur. C’est uniquement dans cet espace, libéré du flicage procédural mais sécurisé par une intégrité partagée, que la véritable créativité peut s’exprimer. Pour allier sécurité et agilité, les décideurs doivent cesser d’investir dans l’inflation bureaucratique pour miser sur la culture éthique.

Pour aller plus loin :

Le monde du développement, des conflits d’intérêt à tous les niveaux

Valéry Ridde et Jean-Pierre Olivier de Sardan, « The Development World: Conflicts of Interest at All Levels », Revue internationale des études du développement, 249 | 2022, mis en ligne le 02 septembre 2022


Dans cet article, Valéry Ridde et Jean-Pierre Olivier de Sardan proposent une définition inclusive du conflit d’intérêt.

Le conflit d’intérêt intervient lorsqu’un acteur engagé à n’importe quel degré d’ingénierie de projet, humanitaire ou de développement, estime nécessaire d’afficher des opinions qui contredisent ses perceptions ou ses connaissances, de retenir des critiques ou d’ignorer les problèmes rencontrés par l’intervention. 

Ainsi, une surdité aux critiques émises par d’autres acteurs ou une auto-censure de ses propres critiques. Toute critique ouverte pouvant ainsi mettre en péril la position de chacun et chacune dans l’industrie du développement. Un univers où l’auto-congratulation, l’auto-régulation, la parole élogieuse, la promotion des interventions et l’utilisation d’un langage stéréotypé sont la norme.

Les enjeux sont divers : obtenir ou renouveler un financement, la crainte de ternir son image, « ne pas nuire » à sa carrière ou à son compte en banque.

Pour les consultants, la pression implicite des contractants de ne plus avoir recours à des profils estimés trop critiques. Une certaine connivence entre bailleurs et consultants, dans des espaces de temps de toute façon trop restreints pour des évaluations de qualité et coincés en tant que prestataire par des termes de référence qui imposent ce qui doit être étudié et comment. Sortir du cadre implique s’exposer à ce que le rapport ne soit pas approuvé, « validé » et de fait non payé. 

Les ONG et agences de mise en oeuvre, en tant que sous-traitantes, misent sur le renouvellement d’un contrat, voire jouent leur propre survie sur l’atteinte des résultats préalablement fixés au moment de la contractualisation du « partenariat ».

De la même manière, les services publics, exigus, sont enclins à dissimuler les échecs, montrer qu’ils sont bons élèves, que les activités prévues ont été menées de manière efficiente, quelle qu’en soit la qualité, afin d’engendrer ou renouveler l’appui. Par ailleurs, « à cheval donné, on ne regarde pas les dents ». 

Cette posture du bon élève se décline des échelons territoriaux jusqu’aux populations bénéficiaires, gommant les aspérités des arènes politiques locales, elles-mêmes susceptibles d’accélérer ou de contraindre la réussite des initiatives. Peu importe l’issue, des narratifs idylliques sont attendus et produits pour les partenaires étrangers.

Bien sûr des exceptions existent, des expériences positives fleurissent, certains acteurs jouent selon les règles, sans censure, ni auto-censure. 

En conclusion, Valéry Ridde et Jean-Pierre Olivier de Sardan proposent diverses pistes :

  • orienter la recherche vers la compréhension et la documentation des conflits d’intérêt, explorer les exceptions positives
  • convaincre, argumenter, former : de la nécessité de regarder la réalité en face, sortir de l’obsession des résultats positifs, instaurer notamment une culture de diagnostic rigoureux
  • attendre des bailleurs, lesquels maitrisent les règles du jeu, d’impulser des mécanismes qui engendrent des évaluations réellement indépendantes, avec des méthodes mixtes, avec plus de poids pour les méthodes qualitatives
  • la publication et le libre-accès aux évaluations de manière systématique, incluant un droit de réponse et la transparence du débat
  • un fonds pour la recherche piloté par un comité d’experts indépendants qui sélectionnerait les propositions de recherche (abondé par exemple à hauteur de 10% des montants engagés)

Ces propositions visent à stimuler un débat actuellement absent sur le rôle que devrait avoir les institutions de développement pour générer des analyses indépendantes, rigoureuses et sans complaisance.


En bref : dans cet article, Valéry Ridde et Jean-Pierre Olivier de Sardan définissent le conflit d’intérêts dans le secteur du développement comme la pression systémique qui pousse les acteurs (consultants, ONG, services publics) à taire leurs critiques et à ignorer les problèmes pour protéger leur position ou leurs financements. Cette culture de l’autocensure, alimentée par la crainte de ne pas renouveler un contrat, conduit à une connivence entre bailleurs et praticiens, aboutissant à des évaluations complaisantes et des narratifs idylliques qui masquent tout potentiel échec. Pour briser ce cycle, les auteurs proposent plusieurs pistes, telles que la publication systématique des évaluations, la création d’un fonds de recherche indépendant, et surtout un changement de posture des bailleurs de fonds pour qu’ils exigent et permettent des analyses véritablement rigoureuses, critiques et sans complaisance, notamment en valorisant les approches qualitatives.

Ressources connexes
Appel à témoignages

Pour contribuer, modestement, à ce débat, nous mettons à disposition cet espace et sollicitons vos réactions (section commentaire ci-dessous). Les conflits d’intérêt, la norme ou l’exception ? Merci par avance de vos retours d’expérience.

L’évaluation en contexte de développement, enjeux, approches et pratiques

l'évaluation en contexte de développement

En bref : ce manuel se présente comme destiné aux personnes souhaitant s’initier à l’évaluation de programmes. Saut dans le grand bain pour les débutants, il permettra surtout aux initiés une approche réflexive et actualisée sur leurs pratiques. Suivant le fil d’une démarche évaluative, il donne la parole à une sélection de praticiens et praticiennes. Ce qui laissera par ailleurs l’opportunité de découvrir et de suivre de multiples auteurs sur la durée. Dans son dernier chapitre, le manuel réuni les points de vue des premiers coordonnateurs et présidents du Réseau Francophone d’Evaluation. Comme son titre l’indique, l’ouvrage se circonscrit tout particulièrement au contexte du développement et de la coopération. Un deuxième tome permettrait de s’extraire de la logique de coopération, considérer l’avance des praticiens et praticiennes du développement dans la discipline afin d’offrir une référence plus globale en termes d’évaluation de politiques publiques et interroger les pratiques des pays hors du champs de l’aide. Enfin, l’ouvrage est disponible en ligne.

Un ouvrage de référence pour l’évaluation francophone pour les acteurs francophones

Cet ouvrage est un manuel pédagogique francophone destiné à l’évaluation de programmes en contexte de développement, avec un accent particulier sur l’Afrique et Haïti. Il comble un vide de littérature francophone pour offrir des références et des cas adaptés aux contextes de pays francophones, rompant avec la dépendance aux modèles anglo-saxons. Le manuel insiste sur la nécessité d’un langage commun et précis, proposant un dictionnaire conceptuel pour solidifier l’évaluation comme discipline. L’ouvrage de 491 pages réunit une multitude d’auteurs et de référents francophones de l’évaluation. Avec une vingtaine de chapitre, il couvre l’intégralité du cycle de projet, de la justification de l’intervention (sa « raison d’être ») jusqu’au transfert des connaissances, bien loin d’une unique mesure de résultats.

Une idée centrale est que les méthodes d’évaluation ne sont pas universelles et doivent être adaptées aux réalités culturelles, politiques et sociales, notamment en Afrique. C’est le premier manuel francophone à intégrer de manière aussi systématique ce mouvement, le « Made in Africa Evaluation » qui prône une évaluation enracinée dans les philosophies et les contextes africains, valorisant des concepts comme l’Ubuntu (« Je suis parce que tu es »). 

En insistant sur le « Made in Africa », la participation locale et la critique des modèles imposés par les bailleurs de fonds, les auteurs affirment que l’évaluation n’est pas un exercice technique neutre, mais un acte politique profondément ancré dans des relations de pouvoir postcoloniales. Le manuel suggère que la manière « occidentale » de définir un problème, de mesurer le succès et de juger de la valeur est souvent inadéquate et peut perpétuer des dynamiques de dépendance. L’ouvrage est donc un outil d’émancipation intellectuelle et pratique, visant à redonner aux acteurs locaux le pouvoir de définir et d’évaluer leur propre développement.

En terme méthodologique : 

ll est recommandé de dépasser le simple cadre logique pour construire une théorie du changement détaillée, qui explicite les hypothèses, les risques et les facteurs contextuels. L’évaluation devrait tester cette théorie plutôt que de se contenter de mesurer l’atteinte ciblée des indicateurs

Le chapitre 13 critique implicitement la survalorisation des études randomisées (RCT) en présentant une large palette d’alternatives, méthodes qualitatives ou mixtes.

L’évaluation doit s’ancrer dans le cycle complet de la politique, en commençant par une analyse critique de la « raison d’être » de la politique et de la justification d’intervenir. Elle doit évaluer la cohérence de la politique avec d’autres interventions et ne pas se focaliser uniquement sur l’atteinte des objectifs, mais aussi sur les effets non intentionnels.

Par ailleurs, les auteurs rappellent que la validité d’une évaluation ne dépend pas seulement de sa rigueur méthodologique, mais aussi de sa crédibilité, de sa pertinence pour les acteurs concernés et de son utilité pour l’action. Le savoir local et tiré de l’expérience est considéré comme une source de connaissance aussi légitime que le savoir scientifique.

Ce document s’ancre spécifiquement dans le développement international à travers, par exemple :

  • L’analyse des politiques migratoires : Cartier et Franzetti (p. 127) traitent des enjeux de l’évaluation des mouvements migratoires, en utilisant le Pacte mondial sur les migrations comme cadre d’analyse et en soulignant la vulnérabilité spécifique des migrants dans les crises.
  • Le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) : le chapitre de Mahmoud Ghouil (p. 119) analyse le cadre de suivi et d’examen des ODD. Il discute des défis liés à l’adaptation de ce cadre mondial aux contextes nationaux et à la capacité des pays à évaluer leur progrès face à la complexité des objectifs.
  • L’évaluation des projets d’adaptation aux changements climatiques : le texte de Montibert (p. 133) aborde les défis concrets comme la difficulté d’accès aux données climatiques précises en Afrique ou en Haïti et la nécessité de diversifier les sources d’information pour évaluer la résilience.

Au final, l’ouvrage se singularise par sa triple ambition : être à la fois un manuel pédagogique rigoureux, un plaidoyer politique pour une évaluation décolonisée, et le socle d’une communauté de pratique francophone.

Bien que l’ouvrage présente une vision d’ensemble cohérente, il est le fruit de la collaboration de 46 auteurs aux perspectives variées. Comme les éditeurs le soulignent eux-mêmes dans l’avant-propos : « Malgré la volonté d’une certaine cohérence pédagogique, la diversité des points de vue dans cet ouvrage est le reflet de la diversité des perspectives théoriques et pratiques de leurs auteurs et autrices »

Il existe par exemple une tension notable sur la valeur et l’applicabilité des méthodes expérimentales. Egalement, sur le niveau d’influence que les parties prenantes devraient avoir sur le processus d’évaluation. Ou encore sur le rôle des recommandations : une évaluation réussie doit-elle nécessairement produire des recommandations claires, ou sa fonction peut-elle se limiter à fournir des éclairages diversifiés pour que les acteurs décident par eux-mêmes ?

Ressources en évaluation dans le secteur du développement

Quelles sont les propositions des candidat.e.s à l’élection présidentielle en matière d’évaluation des politiques publiques ?

C’est la question que s’est posé Théophile Courtier dans cette courte note où il présente et décrypte les programmes des 12 candidats en matière d’évaluation des politiques publiques. Une lecture incontournable à quelques jours des élections présidentielles.

Avis Macbook Pro 13″ 2020

Heureux processeur d’un MacBook Pro Retina 13 pouces, mi-2014, celui-ci commençait néanmoins à présenter quelques signes de faiblesse : quelques lenteurs lorsque, typiquement, 70 onglets étaient ouverts simultanément sur le navigateur, sans compter quelques dizaines de fichiers texte de tous types : word, excel, PDF,… Rien de bien gourmand, cependant. Il fallait alors prendre le temps de tout fermer pour repartir de plus belle. Même pour le montage vidéo, il tenait toujours à peu près la route.

J’ai néanmoins passé le pas précipitamment (beaucoup plus de d’habitude où je passe des heures sur les forums et autres sites spécialisés à peser le pour et contre) en jetant mon dévolu sur le MacBook Pro 2020 (13 pouces, deux ports Thunderbolt 3). L’entrée de gamme, comme toujours, pour la modique somme de 1499€. Mais rien à voir, ouh làlà, selon le vendeur celui-ci possède « 4 cœurs« . Évidemment, moi, je n’en doute pas, après 5 ans, mon Macbook Pro Retina est une antiquité. A moi, les joies de la vitesse !

Avis Macbook Pro 13" 2020
Macbook pro 2020 vs Macbook pro 2014

Bah non, en fait. Que de déceptions. Je regrette éminemment cet achat, voici pourquoi :

  • Clavier : sur le 2014, la course de frappe était juste parfaite ! Certes, j’ai échappé au clavier papillon et après quelques jours on y pense plus vraiment, le clavier fonctionne, ce n’est pas le problème, mais suffit de se remettre par hasard sur le Macbook 2014 pour retrouver un certain plaisir de frappe.
  • Design : le 2020 fait un peu trop joujou, voir bijou, un peu plus fin, il donne une sensation de fragilité
  • Connectique et mobilité : là où avant je me déplaçais avec 2 éléments (le macbook et son chargeur), il m’en faut maintenant 5 ou 6 (adaptateur USB, adaptateur RJ45, adaptateur HDMI, câble de charge USB‑C, l’adaptateur secteur… le tout sans oublier le Macbook)
  • Chargeur : fini le petit voyant qui indiquait la fin de la charge, fini la connexion aimantée qui évite que le portable tombe par terre lorsque l’on se prend le pied dans les câbles…
  • Touchbar : non seulement totalement inutile mais également ne rend plus possible des fonctions basiques et simples comme l’ajustement du volume par simple pression d’une touche « plus » ou « moins » – il faut maintenant une pression prolongée pour faire apparaitre un curseur.

Et enfin le plus embêtant : il se met parfois à ventiler bruyamment. Rien de dramatique mais encore une fois un problème que je n’avais pas avec la génération précédente.

Donc si on résume : je n’ai pas la sensation d’avoir gagné en puissance. Par contre d’avoir perdu sur tout le reste, pour la modique somme de 1499€.

Caractéristiques :
MacBook Pro (13 pouces, 2020, deux ports Thunderbolt 3)
Processeur 1,4 GHz Intel Core i5 quatre cœurs
Mémoire : 8 Go 2133 MHz LPDDR3

Macbook pro 2020 vs Macbook pro 2014 : 6 ans d’innovation pour une régression.